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2003 / Tchad, France / 1h21

Abouna

De Mahamat-Saleh Haroun

Comédie dramatique

Réalisateur et scénariste : Mahamat-Saleh Haroun
Interprètes : Ahidjo Mahamat Moussa, Hamza Moctar Aguid, Zara Haroun, Mounira Khalil…
Compositeur : Diego Mustapha N’Garade
Photographie : Abraham Haile Biru
Décors : Laurent Cavero
Distribution : MK2 Diffusion

2003 / Tchad, France / 1h21

Abouna

De Mahamat-Saleh Haroun

Comédie dramatique

Le père d’Amine et Tahir, huit et quinze ans, a quitté le domicile familial. Les deux frères décident alors de partir à sa recherche. Profondément choqués par cette brusque disparition, ils se mettent à traîner, à faire l’école buissonnière et à fréquenter les salles de cinéma. C’est là, qu’un jour, ils leur semblent reconnaître leur père à l’écran. Il volent les bobines pour garder un souvenir de leur père, mais la police ne tarde pas à les arrêter. Lasse de leur conduite, leur mère les envoie dans une école coranique.

Propos du réalisateur : « Trop souvent, j’ai vu des films nostalgiques sur l’enfance. Abouna se veut plutôt un film sur cette dure réalité qu’est l’absence traumatisante d’un parent. Pour cela, j’ai pris, pour les rôles principaux, des enfants vivant ou ayant vécu cette douloureuse expérience. Au Tchad, je connais beaucoup d’enfants qui, du fait de la guerre ou encore pour d’autres raisons, ont vu leur père partir. Abouna, film sur les enfants, est totalement raconté de leur point de vue, laissant libre cours à leur imaginaire, leur crédulité… Quant à la caméra, elle est très libre, comme l’est l’esprit du film, qui s’est fait tout en improvisation pour capter la vérité des enfants. Une caméra qui bouge autant que les gamins pour mieux saisir leur énergie. « 

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Mahamat-Saleh Haroun a vingt ans lorsque la guerre civile éclate au Tchad : il part pour la France, où il suit des études de cinéma puis de journalisme. Entre 1991 et 1996, il réalise plusieurs courts-métrages dont Maral Tanié (1994). Premier réalisateur tchadien de l’Histoire, le déchirement de son pays est au cœur de tous ses films, à commencer par son premier long-métrage Bye Bye Africa (1999), Prix du Meilleur premier film à Venise. Viennent ensuite Abouna (2002), sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs puis Daratt (2006) – Prix Spécial du Jury à la Mostra de Venise. En 2010, Un homme qui crie obtient le Prix du Jury à Cannes ; en 2014, Grigris est en Compétition officielle. En 2016, il réalise le documentaire Hissein Habré, une tragédie tchadienne. Il est l’auteur d’un roman, Djibril ou les ombres portées paru en 2017, et est ministre du développement touristique, de la culture et de l’artisanat du Tchad depuis 2019.

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