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1984 / Suède / 1h46

L’Homme de Majorque

De Bo Widerberg

Policier

Réalisation et scénario : Bo Widerberg, d’après La Fête du cochon de Leif G. W. Persson
Interprètes : Sven Wollter, Thomas von Brömssen, Håkan Serner, Ernst Günther
Photographie : Thomas Wahlberg
Musique : Leif G. W. Persson
Distribution : Malavida

Séances

1984 / Suède / 1h46

L’Homme de Majorque

De Bo Widerberg

Policier

Voilà un film qui démarre sur les chapeaux de roue ! C’est en effet avec les images d’un braquage, à Stockholm – précisément le jour de la Sainte-Lucie –, que s’ouvre le douzième film de Bo Widerberg. Normalement, l’affaire aurait dû être rapidement résolue puisque deux flics de la Brigade des mœurs, Johansson et Jarnebring, planquent à proximité de la banque (juste devant un bordel…) et se lancent immédiatement à la poursuite du voleur. Mais rien ne se passe comme prévu ! Le braqueur réussit à s’échapper et l’enquête s’avère d’autant moins simple à mener que le suspect profite de nombreuses protections.

L’Homme de Majorque confirme le goût de Bo Widerberg pour le cinéma d’action américain. Mais, s’il en apprécie la manière, il ne se contente pas pour autant de l’imiter servilement. Au contraire, il l’adapte à son tempérament. Ainsi L’Homme de Majorque est-il une nouvelle occasion pour le cinéaste de poser un regard acerbe sur son pays. Il le fait sans concession… mais non sans humour. La preuve, le portrait-robot que le chef de la police détaille devant à ses hommes avant de les renvoyer au travail : « Nous allons retrouver un jeune homme qui chausse du 41, qui ressemble au plat du jour de la cantine et qui commencera à éternuer dans 3 jours ! ».

Né en 1930 à Malmö – Décédé en 1997 à Ängelholm. D’abord critique avec une chronique dans le journal de Stockholm, Expressen, Bo Widerberg devient écrivain. C’est la Nouvelle Vague française qui va l’inspirer pour libérer le film suédois techniquement et stylistiquement, offrant alors une alternative au cinéma d’Ingmar Bergman, en faisant la part belle à l’improvisation dans ses premiers films, mais aussi en ancrant ses meilleurs films dans une réalité sociale empreinte d’authenticité historique et de passion romantique qui vaudront à nombre de ses acteurs et films de nombreux prix au Festival de Cannes : Le Quartier du corbeau (1963), Ådalen 31 (1969), Joe Hill (1971), et All things fair (1995).