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1976 / Suède / 1h45

Un Flic sur le toit

De Bo Widerberg

Policier

Réalisation et scénario : Bo Widerberg, d’après l’oeuvre de Maj Sjowall et Per Wahloo

Interprètes : Carl-Gustaf Lindsted , Sven Wollter , Thomas Hellberg , Hakan Serner ,Ingvar Hirdwall , Bellan Roos

Photographie : Per Kallberg et Odd-Geir Saether

Musique :Bjorn Jason Lind

Producteur : Per Berglund

Distribution : Malavida Films

Séances

1976 / Suède / 1h45

Un Flic sur le toit

De Bo Widerberg

Policier

Le commissaire Stefan Nyman est retrouvé sauvagement assassiné dans sa chambre d’un hôpital de Stockholm. Le commissaire Beck en charge de l’enquête découvre avec ses collègues que Nyman était en fait une brute couverte par sa hiérarchie. Recherchant qui pouvait lui en vouloir à mort ils se mettent à redouter que d’autres policiers ne soient assassinés.

Bo Widerberg a réalisé ce polar nordique d’après une adaptation de « L’Abominable Homme de Sâffle » de Maj Sowall et Per Wahloo. Il filme ici une enquête du commissaire Beck, sorte d’équivalent suédois du commissaire Maigret. La particularité de ce film est qu’il se déroule au sein de l’institution policière. En épluchant cette litanie non-écoutée, les enquêteurs tombent sur celle d’un policier, dont l’épouse diabétique est décédée par erreur. Beck et son collègue Ronn craignent que l’homme ne frappe à nouveau d’autres membres de la police. Il est à cet instant même au sommet d’un toit, en plein centre-ville, tirant à vue sur tout ce qui porte un uniforme des forces de l’ordre. Ce thriller efficace, bien rythmé et réalisé avec des moyens hollywoodiens, est un constat accablant des méthodes policières, des réflexes corporatistes qui permettent de couvrir interrogatoires poussés et « bavures regrettables ». Enfin, c’est une réflexion intelligente et sans ambiguïté sur l’ordre et la violence dans nos sociétés contemporaines.

Né en 1930 à Malmö – Décédé en 1997 à Ängelholm. D’abord critique avec une chronique dans le journal de Stockholm, Expressen, Bo Widerberg devient écrivain. C’est la Nouvelle Vague française qui va l’inspirer pour libérer le film suédois techniquement et stylistiquement, offrant alors une alternative au cinéma d’Ingmar Bergman, en faisant la part belle à l’improvisation dans ses premiers films, mais aussi en ancrant ses meilleurs films dans une réalité sociale empreinte d’authenticité historique et de passion romantique qui vaudront à nombre de ses acteurs et films de nombreux prix au Festival de Cannes : Le Quartier du corbeau (1963), Ådalen 31 (1969), Joe Hill (1971), et All things fair (1995).

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